Comment voyez vous le futur ?
Phylis reposait le journal sur la table prêt du café fumant. Sur la pleine page, la publicité montrait un homme et une femme jeune, de dos, sur un promontoire rocheux. Face à eux s'étendais à perte de vue une forêt verdoyante au dessus de laquelle une pyramide de métal et de verre flottait. Dans le ciel, deux lunes jumelles bleutées dominaient le couple main dans la main. La publicité de la van hesling corp vantait la toute nouvelle terre promise à l'humanité. Nous étions en 2479, et la seconde partie du troisième millénaire s'annonçais avec la plus grande ferveur connu depuis celle qui vit Colomb découvrir les Amériques.Depuis lors, la terre avait été fouillé et observé de partout, les hommes avaient gagnés et perdu des guerres contre eux même, d'autres étaient morts de faim dans les grandes disettes, l' Europe s'était construite et enfin affirmé comme la seule puissance économique pouvant rivaliser avec l'extrême orient chinois et indien.Mais tout cela s'était vite oublié depuis l'avènement des voyages interstellaires, depuis que l'homme s'était enfin tourné vers les étoiles... à l'ère de la conquête spatiale.Phylis regarda à la fenêtre, dehors la pluie tombait toujours sur Bruxelles, d'ici elle voyait le downtown qui transperçait le brouillard avec fierté, ses tours érigés à plus de milles mètres pour celles des majors compagnies hollandaises.Ces trusts avaient modifiés depuis un siècle le paysage des pays bas avaient construits sur la mer de gigantesques réseaux de plate-formes ou étaient assemblés les navettes de l'espace. Les pays bas n'était plus qu'un vaste chantier, et le plein emplois ne trouvant plus assez de main d'œuvre il avait fallut relancer l'invitation de l'immigration, ainsi la grande Europe toute entière travaillait sur les programmes spatiaux. Les ports de Méditerranée assemblaient les éléments des coques fabriqués dans l'arrière pays, en Algérie, en Turquie, en Pologne. En France on construisait les fameux réacteurs à fusion, en Norvège, en Finlande on préparait les ordinateurs de navigation à l'autonomie. Ces ordinateurs étaient la technologie qui avec les réacteurs à fusion avaient permis les premières explorations des autres étoiles. Depuis la colonisation de la nouvelle terre, la bas dans le système d'Andromeda, elle captait toute les attentions politiques et industrielles. Car tous se tournaient vers le nouvel eldorado, vers la nouvelle Terre !Ces fameux ordinateurs, encore que le terme paraisse anachronique pour ce type d'intelligence artificielle, étaient un ensemble de systèmes autonomes qui géraient à eux seuls les longs voyages. Leur apprentissage au fonctionnement autonome se faisait par comparaison entre tous les éléments de connaissance de la terre et des hommes, ils emmagasinaient tout simplement toute la culture acquise par l'homme depuis qu'il s'était tenu debout dans la savane il y' avait plusieurs millions d'années. Tout était lu, vu, écouté, enregistré, comparé, analysé par chaque machine qui se l'appropriait afin de se créer sa propre signature, sa propre objectivité, fixé pourtant part des gardes fou programmés dès leur assemblage. Des tabous, des interdits et des règles élaborés par les psycho-informaticiens ; ceux qui avait donnés quasiment la vie à ces machines. Bien sur et même si à leur parler il était trompeur de discerner qu'il s'agissait d'une machine, il ne s'agissait que de formidables outils de stockage et de traitement de l'information.S'il fallait vous donner une idée de cette formidable puissance, il faudrait vous imaginer leur capacité à quantifier le hasard. Imaginez vous devant l'écran de votre ordinateur, imaginez que vous regardiez vos photos numériques, des photos de vacance, les photos de vos amis, vos photos de voyages. Combien de photos pourriez vous ainsi regarder, combien de photos différentes pourrait afficher votre ordinateur si sa mémoire était infinie? autant que vous pourriez en prendre ? une infinité alors...et pourtant non ! car votre écran est une matrice d'un nombre de pixels définis capable d'afficher une quantité de couleurs définis parmi une palette définie. Si une machine pouvait calculer toutes les possibilités offertes par les combinaisons des valeurs de l'affichage, alors elle pourrait aussi créer toutes les photos rendus possibles par ces valeurs, elle pourrait afficher sans les avoir vu, sans les avoirs récupérés de l'extérieur des paysages et des gens pourtant inexistants. Elle pourrait créer une vie aussi vrais que ce qui existe et pourtant elle n'aurait aucune réalité. Cette formidable capacité, est celle que possèdent désormais ces machines, à tel point que les paramétrages et les règles de fonctionnement ne peuvent être fixés que par des psychologues de l'informatique afin d'éviter tout débordement non prévisible, car il n'est plus possible pour aucun homme de savoir ce que ces machines peuvent décider ou non. Si c'est un atout formidable d'autonomie dans les longs voyages spatiaux il est indispensable dès le départ de figer leur champ de possibilité. Tout comme le moule de fonte reçoit le métal en fusion, ils reçoivent une conscience artificielle délimité par le moule d'origine.Alors philis se décidait lentement elle aussi au départ, pourtant elle avait tout ici , qu'est ce qui donc pouvait la motiver elle comme les autres à partir en exode, un exode qui ne promettait pas de retour avant des années !Et qu'est ce qui poussait l'Homme de façon générale à toujours aller plus loin et encore plus loin ! après avoir conquis tous les continents, après avoir marché sur la lune, après avoir expédié des robots dans le système solaire il fallait maintenant que nous allions voir les autres systèmes ? et cela ne nous suffisait t'il pas ? non, bien sur car il fallait que nous nous essaimions sur une nouvelle planète. Le sacrifice était immense pour les colons, le voyage très long ne leur promettait que peu d'opportunité de retour, l'éloignement de la terre serait cruel...et pourtanttous les jours les candidats affluaient vers les bureaux d'émigration d' Andromeda.Que cherche vraiment l'homme dans sa course en avant? personne ici n'avait encore su répondre mais quelqu'un avait il déjà posé la question comme il le fallait?Pourtant... au plus loin que puissent aller nos machines... au plus loin que puissent se propager nos ondes radios... au plus loin qu'il existe la moindre parcelle d'humanité... plus loin encore que porte la lumière des plus anciennes galaxies et plus loin même que porte l' écho du big bang... Plus loin que le bouillonnement de vie des nuages gazeux en gestation d'étoiles et dans les plus éloignés des parties de l'univers... dans les plus sombres... il existe une réponse...un jours l'homme la trouvera peut être avant qu'elle ne le trouve.Mais pour cela il faudra que philis quitte la Terre, qu'elle quitte ses amis, sa famille. Qu'elle accepte ce long voyage, puis qu'elle recommence une vie la bas à 4,5 milliards d'années lumière. Alors elle se mariera à un autre colon, elle aura des enfants qui eux ne connaîtrons que cette terre. Eux même auront de nombreuses descendances sur des milliers d'années...et un jours leurs descendants auront peut être oublié la Terre, et à leur tour ils voudront eux aussi partir, toujours plus en avant , toujours plus loin... Mais pour cette histoire il nous faut faire encore un bond dans l'avenir, puis un autre, et encore un autre, puis combien encore ? combien jusqu'à ce que l'on atteigne les confins de notre monde, de notre univers...jusqu'à ce que le bateau chavire...
Bruno Bazot, mai 2005
Note de l'auteur : le sujet du concours étant " comment voyez vous le futur ? " je ne me voyais pas décrire un futur particulier, j'ai donc choisi de faire plusieurs bonds, plusieurs flashs qui s' enchaînent d'eux même, à compter du premier qui rebondie sur la question en la plaçant d'avance dans l'avenir. Le but final étant de tendre vers le futur ultime, tel une courbe qui tend vers l'infini sans jamais l'atteindre.Et si vous vous demandez ce que l'homme pourrais découvrir dans ce futur ultime, eh bien la réponse est ici, dans le texte... "
vendredi 8 février 2008
lundi 29 octobre 2007
VTT dans le luberon
vtt dans le luberon
Avec mon pote Brice (Julien de son vrais nom) nous avons prevu comme chaque automne notre raid vtt...cette fois ci 4 jours de vtt dans le luberon du 29 octobre au 1er novembre 2006
materiel: sac à dos 40-45l de 12ko, comprenans chacun une tente raid de 980 gr, duvet, matelas sol, hyophilisés, materiel pour réparer le vtt, eau, change en vetement.
Le plus de la rando: tres roulant, paysages superbes, climat très clément (entre 5 et 14° de nuit)
Des montées longues (12km pour nous finir), des descentes de ouf (20km),
L'acceuil de la population locale, notemment pour remplir nos gourdes pour nos 4l d'eau quotidiens/personne
Le moins: pas d'eau sauf dans les fontaines des villages, l'appropriation du paysage par les propriétaires à coup de panneau "privé"...les tarifs exorbitants des cafetiers envers les touristes (ok c'est le luberon,mais on est pas des parisiens nous), et les chasseurs qui tirent dabord, et vous voient ensuite :)
-->PART 1
Distance: 38km
Dénivellé: -800 +200
Timing: 5h30 de rando, départ à 12h30 de "Lagarde d'apt" - arrivée 18h à "Rustel",au colorado provencal pour planter les tentes, humide, très humide
Itinéraire:
- dabord montée sur le GR,vue sur le ventoux et les champs de lavande, ca commence mal, on se perd direct :)
- puis descente sur sentier et GR en forêt jusqu'à la ferme "", ensuite petite remontée avant de descendre notemment au travers de splendides gorges à fond de train sur 10 km
- puis liaison route/GR vers "rustel", ici petite epicerie relais, chateau splendide pour 18euros la nuité en chambre dortoir, si comme nous vous domez à la belle étoile (enfin sous nos tentes), descendez vers le colorado provencal
- il y'a une fontaine à la sortie du village
- on campe dans le debut du colorado provencal, apres le parking pour touristes.
un camping existe aussi
le lieu est rougeoyant au couché de soleil! superbe !
-->PART 2
Distance: 41km
Dénivellé: +1200 -200
Timing: 7h30 de rando, départ "colorado provencal" 10h30 - arrivée abris de chasse du "mont negre" 18h
Itinéraire:
- dabord visite du "colorado provencal"
- puis monté sur le GR, rapide descente route sur "Viens",tres beau village à visiter,un petit relais vivre et une fontaine
- descente vers "Cereste" sur route,puis à gauche à la ferme prendre le sentier ombragé, passage d'un gué puis monté seche vers le vieux "cereste"
- Cereste est assez gros,2 boulangeries,epiceries,eau,donc pas de soucis pour ravitailler ,surtout en eau avant la montée héhé :)
- montée de 700/800m, dabord sur route vers le col,puis par sentier caillouteux pour atteindre les crètes. les cretes sont hyper roulantes par le sentier
- nuit possible dans l'herbe grasse pret de l'abris, attention abris fermé!
magnifique vue du coté lubéron et du coté aix!
--> PART 3
Distance :42km
Dénivellé:-1000 +500
Timing: 9h30 , depart, abris des cretes 9h - bivouac dans la monté de lagarde d'apt 18h30 , bonne pause à apt, car j'ai fait une fringuale !
Itinéraire:
- dabord chemin roulant jusqu'a l'antenne relais
- puis descente sur chemin cailloux,remonté sur une butte
de là on prend le gr, descente direct vers "seisse" puis apt, et c partie pour 20km de descente, 800 en dénivellé négative!
- le vilage de "ceusse" est a ne pas manquer, une fontaine est dans la petite rue qui descend a droite de la place de l'eglise
- une boulagerie/café tres sympa mais des tarrifs exorbitants pour les "etrangers"...c'est à dire ceux qui ne sont pas de la vallée :)
- " apt" pas beaucoup plus loin en descente, ici il y'a tout pour le ravitaillement
- ensuite monté direction "revel", mais il faut prendre le gr qui part du centre equestre
- on arrive par le haut du "colorado provencal" ,superbe descente dans l'ocre, on peut faire un detour pour visiter l'ancienne carriere, l'eglise
- de là si vous etes à court d'eau,on suit le gr vers revel pour se ravitailler,puis on reprend le gr deja pris au debut du sejours,cette fois dans le sens inverse,direction la route de "lagarde d'apt" ...ou bien vous pouvez passer par la retenue d'eau
- nous avons trouvé un seul lieu ou camper, au bord de la route mais tres calme, ce n'est pas l'ideal bien sur....
- a noter que nous avons finis à la frontale, ambiance incroyable sur la route silencieuse rytmé par nos souffles et les lumières dodelinantes des frontales!
--> PART 4
Distance: 12 km de montée
Dénivellé: +700
Timing: 1h45, départ 8h30 arrivé 10h15
Itinéraire: la montée finalle
attention au chasseurs et aux sangliers qui traversent la route :)
arrivée sur le plateau, un vent terrible nous attendais !
-->retour
la retour en voiture peut se faire par le sud drome splendide,une halte à Sisteron est aussi tres appreciable! le soleil d'automne,rasant apporte des lumières très chaudes, un régal pour la photo.
voila, superbe sortie en tout cas, pas tetchnique, juste un peu longue,mais paysage superbes!
et les bivouac à mieux prevoir uen prochaine fois!
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